Grande Odalisque — Histoire et analyse
Une femme nue est allongée à moitié sur un lit, vue de dos, et tourne la tête pour nous regarder par-dessus son épaule. Un turban pâle avec une frange dorée est enroulé autour de ses cheveux, et des bracelets en or entourent son avant-bras. Un éventail de plumes de paon sur un manche doré repose à côté de sa cuisse, et derrière elle, un rideau bleu à motifs dorés et rouges tombe jusqu'au sol.
Un tissu jaune et du lin blanc sont entassés sur le lit à gauche. Le Louvre la décrit comme une figure imaginaire, l'esclave d'un sultan ottoman, et ne mentionne aucun modèle réel. Jean-Auguste-Dominique Ingres l'a peinte à Rome en 1814 pour Caroline Murat, Reine de Naples, et a signé et daté la toile là-bas. Il se souciait surtout de la pureté de la ligne, dit le musée, se libérant de toute vérité anatomique : regardez la longueur de son dos. Le Louvre dit que sa pose sereine et sa peau veloutée font d'elle une héritière des Vénus peintes dans la Venise de la Renaissance.
Le tableau a été présenté au Salon de 1819 et a été acheté par le musée en 1899. Il est au Musée du Louvre à Paris.
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