Tradition artistique · Xe–XIXe siècle · Asie
Art bouddhique : thangkas, mandalas et peintures
L'art bouddhique est la tradition artistique de la religion née en Inde avec le Bouddha, aux Ve et IVe siècles av. J.-C., et qui s'est répandue avec elle dans toute l'Asie : au Népal et au Tibet, en Chine, en Corée, au Japon et en Asie du Sud-Est. Ses premières images du Bouddha sous forme humaine, au Gandhara (l'art dit gréco-bouddhique) et à Mathura, sont des sculptures ; ses peintures, des thangkas de la peinture tibétaine aux mandalas, montrent des bouddhas, des bodhisattvas, des divinités et des maîtres vénérés, faits comme supports du culte et de la méditation. La plupart des peintures de notre collection datent du Xe au XIXe siècle.
La plupart des peintres étaient anonymes : au Tibet, note le Met, beaucoup étaient des moines, et des artistes laïcs allaient de monastère en monastère. Au Japon, quelques-uns sont connus par leur nom, comme le moine-peintre Josetsu et le moine zen Sengai. Ils peignaient des rouleaux de toile qu'on pouvait enrouler et transporter, des rouleaux verticaux sur soie, des sutras et des murs de temples. Le Bouddha de médecine, un thangka tibétain du XIVe siècle, montre le Bouddha guérisseur au corps bleu lapis, une couleur comparée au ciel.
Parcourez ci-dessous 133 peintures et œuvres d'art bouddhique, toutes dans le domaine public et téléchargeables gratuitement.
Sélection et textes de Pavel MazuelasMis à jour le 5 novembre 2026
Dans la sélection : Mouvements et courants artistiques : la frise chronologiqueVoir aussi : Peinture japonaise, Peinture chinoise, Tableaux religieux célèbres
Toutes les peintures et œuvres d'art bouddhique
Thangkas, peintures sur rouleau de Chine et du Japon, sutras, cartes d'initiation et sculptures. Toutes ces œuvres sont dans le domaine public, à télécharger gratuitement.
Peintures bouddhiques célèbres
Des peintures bouddhiques connues dans le monde entier. Cliquez sur une œuvre pour la voir de près et la télécharger gratuitement.
Mandala du monde de la Matrice (Mandala des deux royaumes)Anonyme
Rouleaux des légendes du mont Shigi : le grenier volantAnonyme
Biographie illustrée du moine itinérant Ippen, rouleau 12En'i
Cercle, triangle, carréSengai
Portrait de l'empereur Go-DaigoMonkan
Sūtra illustré des causes et des effets (E Ingakyō)Anonyme
Les Assauts de MaraAnonyme
Heike nōkyō : frontispice du sūtra KanfugenAnonyme
Rouleaux enluminés des fondateurs de la secte Kegon : Zenmyō en dragonAnonyme
Biographie illustrée du révérend Hōnen (fragment)Anonyme
Biographie illustrée du moine Shinran (version Rin'a)Anonyme
Attraper un poisson-chat avec une gourdeJosetsu
Les thangkas, peintures bouddhiques tibétaines
Un thangka est un rouleau peint tibétain, généralement sur coton, monté dans un brocart de soie et conservé enroulé autour d'une baguette de bois, explique le Rubin Museum of Art ; les peintures semblables du Népal s'appellent paubha. Ceux-ci viennent du Tibet et du Népal, du XIVe au XIXe siècle, avec une petite carte d'initiation utilisée dans le rituel du bouddhisme tibétain.
Le Bouddha Amitayus entouré de cent bouddhasAnonyme, Tibet
Manjushri avec Vajrapani et Padmapani, les trois seigneurs du mondeAnonyme, Tibet occidental
Guru Rinpoché (Padmasambhava) sous plusieurs formesAnonyme, Tibet
Ushnishavijaya dans un chaityaAnonyme, Népal
Avalokiteshvara rougeAnonyme, Népal
Scène de l'histoire du bouddha Ushnisha, d'un jeu de cartes d'initiation (tsakali)Anonyme, Tibet méridional
Peintures bouddhiques de Chine et du Japon
En Chine et au Japon, la peinture bouddhique prenait la forme de bannières et de rouleaux verticaux sur soie et sur coton, de dessins qui fixaient les formes des divinités et de sutras copiés à l'or. Au Japon, note l'Art Institute of Chicago, des sutras décorés comme le sutra de Jingo-ji étaient commandés dans la conviction que tous ceux qui y participaient gagnaient des mérites et une heureuse renaissance au paradis.
Puxian, le bodhisattva de la bienveillanceAnonyme, Chine (dynastie Yuan)
Mahamayuri VidyarajaAnonyme, Chine (dynastie Liao)
Les Dix-huit LuohanWan Shouqi
Mandala de TaimaAnonyme, Chine
Bodhisattva assis (Kongōhō Bosatsu), d'un carnet du mandala du monde du DiamantTakuma Tametō
Sutra de Jingo-jiAnonyme, Japon
Caractéristiques de l'art bouddhique

Un bouddha au centre
Le Bouddha de médecine, au corps bleu, siège au milieu, la main gauche dans le geste de la méditation et la droite tenant une plante médicinale, le myrobolan, entre les bodhisattvas du soleil et de la lune. L'Art Institute of Chicago explique que le bleu lapis de son corps est comparé au ciel : une sagesse et une compassion aussi vastes que lui.
Thangka du Bouddha de médecine (Bhaishajyaguru), Anonyme, Tibet

Iconographie : reconnaître les figures
Maitreya, le Bouddha du futur, se reconnaît au minuscule vase à eau doré posé sur le lotus près de son épaule. Les gestes des mains, les mudras, sont des éléments relativement codifiés de l'iconographie de chaque divinité, explique le Rubin Museum of Art.
Thangka du bodhisattva Maitreya et de sa suite, Anonyme, Tibet méridional

Le mandala, un palais vu d'en haut
Un mandala figure la demeure cosmique d'une divinité : un cercle contenant un carré, la divinité trônant au centre et sa suite autour, comme le décrit le Rubin Museum of Art. Dans ce mandala du monde de la Matrice du Tō-ji de Kyoto, des centaines de divinités siègent dans des enceintes autour d'un lotus rouge ; l'Asian Art Museum de San Francisco tient la paire du Tō-ji pour les plus anciens mandalas en couleurs conservés au Japon.
Mandala du monde de la Matrice (Mandala des deux royaumes), Anonyme

Des protecteurs terribles
Les divinités courroucées prennent des formes terribles pour combattre les obstacles sur la voie de l'éveil, explique l'Art Institute of Chicago. Rakta Yamari, forme courroucée de Manjushri, a trois visages, six bras et des ailes, et son corps se termine en une dague rituelle qui cloue l'ignorance au sol.
Rakta Yamari, forme courroucée de Manjushri, Anonyme, Tibet

Des récits sur rouleaux
Au Japon, les légendes des temples et la vie des moines étaient peintes sur de longs rouleaux horizontaux, déroulés scène après scène. Ici, un grenier s'envole sous le bol à aumônes d'un moine, l'un des récits de miracles du moine Myōren. Le récit long et continu de ces rouleaux entraîne le spectateur dans l'histoire, note le musée national de Kyoto.
Rouleaux des légendes du mont Shigi : le grenier volant, Anonyme

L'encre zen et ses énigmes
La peinture monochrome à l'encre est la forme d'art la plus étroitement liée au zen, dit le Met, et les premiers peintres japonais à l'encre furent des moines zen. Josetsu a peint pour le shogun cette énigme, comment attraper un poisson-chat glissant avec une gourde lisse, et 31 prêtres zen y ont répondu par les poèmes du haut : un jeu intellectuel zen, selon le musée national de Kyoto.
L'art bouddhique et les traditions picturales de l'Asie
Art bouddhiqueXe–XIXe siècle
Peinture chinoiseXe–XIXe siècle
Peinture japonaiseXe–XIXe siècle
Peinture coréenne1392–1910 (dynastie Joseon)
Peinture indienneXVIe–XIXe siècle
L'art bouddhique comparé aux peintures chinoise et japonaise
| Comparaison | Peinture chinoise | Art bouddhique | Peinture japonaise |
|---|---|---|---|
| Époque | Xe–XIXe siècle | Xe–XIXe siècle | Xe–XIXe siècle |
| Sujets | Paysages, bambous, oiseaux et fleurs | Bouddhas, bodhisattvas, divinités et maîtres vénérés | Récits de cour classiques, nature au fil des saisons, paysages |
| Supports | Encre et pinceau sur soie ou papier | Rouleaux de toile (thangkas), rouleaux verticaux sur soie, sutras, murs de temples | Paravents, portes coulissantes et rouleaux, souvent sur fond d'or |
| Œuvre emblématique | Zhang Zeduan, La Fête de Qingming au bord de la rivière | Mandala du monde de la Matrice, Tō-ji, IXe siècle | Hasegawa Tōhaku, Paravents aux pins |
| Artistes clés | Ma Yuan, Shen Zhou, Wen Zhengming, Dong Qichang, Bada Shanren | Surtout des moines et des peintres d'atelier anonymes | Tosa Mitsunobu, Kanō Tan'yū, Ogata Kōrin |
Peintures bouddhiques et où les voir
Les peintures bouddhiques célèbres : ce qu'elles montrent, quand elles ont été faites, et où chacune se trouve aujourd'hui.
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| Tableau | Peintre | Année | Technique | Dimensions | Lieu de conservation | Ville |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mandala du monde de la Matrice (Mandala des deux royaumes) | Anonyme | IXe siècle | Rouleau vertical, couleurs sur soie | Temple Tō-ji | Kyoto | |
| Rouleaux des légendes du mont Shigi : le grenier volant | Anonyme | XIIe siècle | Rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier | 31 cm de haut | Temple Chōgosonshi-ji | Nara |
| Biographie illustrée du moine itinérant Ippen, rouleau 12 | En'i | 1299 | Rouleau horizontal, couleurs sur soie | Temple Shōjōkō-ji | Fujisawa | |
| Cercle, triangle, carré | Sengai | Début du XIXe siècle | Encre sur papier | 28,4 × 48,1 cm | Musée d'art Idemitsu | Tokyo |
| Portrait de l'empereur Go-Daigo | Monkan | 1339 | Rouleau vertical, couleurs sur soie | 94 × 49,8 cm | Temple Shōjōkō-ji | Fujisawa |
| Sūtra illustré des causes et des effets (E Ingakyō) | Anonyme | VIIIe siècle | Rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier | Musée d'art MOA | Atami | |
| Les Assauts de Mara | Anonyme | Xe siècle | Bannière, encre et couleurs sur soie | Musée Guimet | Paris | |
| Heike nōkyō : frontispice du sūtra Kanfugen | Anonyme | 1164 | Encre, couleurs, or et argent sur papier | Sanctuaire d'Itsukushima | Hatsukaichi | |
| Rouleaux enluminés des fondateurs de la secte Kegon : Zenmyō en dragon | Anonyme | XIIIe siècle | Rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier | Temple Kōzan-ji | Kyoto | |
| Biographie illustrée du révérend Hōnen (fragment) | Anonyme | XIIIe–début du XIVe siècle | Fragment de rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier | Honolulu Museum of Art | Honolulu | |
| Biographie illustrée du moine Shinran (version Rin'a) | Anonyme | XIVe siècle | Rouleau horizontal, encre et couleurs sur papier | Temple Nishi Hongan-ji | Kyoto | |
| Attraper un poisson-chat avec une gourde | Josetsu | v. 1413–1415 | Rouleau vertical, encre et couleurs légères sur papier | 111,5 × 75,8 cm | Temple Taizō-in | Kyoto |
Art bouddhique : questions et réponses
Qu'est-ce que l'art bouddhique ?
L'art bouddhique désigne les images créées au service du bouddhisme, la religion née en Inde avec le Bouddha aux Ve et IVe siècles av. J.-C. : peintures et sculptures de bouddhas, de bodhisattvas, de divinités et de maîtres, et stupas bâtis sur les reliques du Bouddha. Ces images étaient faites pour être vénérées et soutenir la méditation ; le Met explique qu'une image tibétaine devenait le support de la présence de la divinité dans l'esprit du fidèle. Depuis l'Inde, la tradition s'est répandue avec la foi au Népal et au Tibet, au Sri Lanka et en Asie du Sud-Est, et par la route de la soie jusqu'en Chine.
Sources : Metropolitan Museum of Art : Buddhism and Buddhist Art · Metropolitan Museum of Art : Tibetan Buddhist Art
Qu'est-ce qu'un thangka ?
Un thangka est un rouleau peint tibétain, généralement sur coton et monté dans un brocart de soie, avec une baguette de bois en bas pour pouvoir le garder enroulé, selon la définition du Rubin Museum of Art. Le vocabulaire d'art du Getty fait venir le mot du tibétain « chose enroulée » et précise que les thangkas étaient accrochés dans les temples ou portés en procession. Presque tous ont un sujet religieux ; les peintures semblables du Népal s'appellent paubha. Leurs peintres sont pour la plupart anonymes : au Tibet, beaucoup étaient des moines, et des artistes laïcs allaient de monastère en monastère, note le Met. Notre collection en compte environ deux douzaines.
Sources : Rubin Museum of Art : Thangka (glossaire) · Getty AAT : tankas (scrolls or banners) · Rubin Museum of Art : Paubha (glossaire) · Metropolitan Museum of Art : Tibetan Buddhist Art
Quand l'art bouddhique est-il né ?
L'art bouddhique est né en Inde au Ier siècle av. J.-C., quand on a ajouté aux stupas, les tertres qui abritaient les reliques du Bouddha, des balustrades et des portiques de pierre sculptés de scènes de sa vie et de ses vies antérieures. Dans cet art primitif, le Bouddha n'était pas représenté sous forme humaine mais par un signe : une paire d'empreintes de pieds, un siège vide ou un parasol. Son image humaine est apparue au Ier siècle apr. J.-C., au Gandhara, à la frontière nord-ouest de l'Inde, et à Mathura.
Sources : Metropolitan Museum of Art : Buddhism and Buddhist Art
Qu'est-ce qu'un mandala dans l'art bouddhique ?
Dans l'art bouddhique, un mandala est la demeure cosmique d'une divinité, généralement dessinée comme un cercle contenant un carré qui figure son palais, la divinité trônant au centre et sa suite autour, explique le Rubin Museum of Art. Les mandalas peuvent être peints, construits en maquettes ou en temples, ou formés de groupes d'images ; ils servent aux initiations et à la méditation, et sont offerts comme images de l'univers entier. Le vocabulaire d'art du Getty les décrit comme des divinités placées dans des enceintes géométriques purifiées, souvent circulaires et symboles de l'univers.
Sources : Rubin Museum of Art : Mandala (glossaire) · Getty AAT : mandalas
Comment le Bouddha est-il représenté dans l'art ?
Le Bouddha est représenté en moine vêtu d'une robe simple, assis ou debout, les mains souvent dans un geste codifié (mudra). Le Met distingue trois types anciens : au Gandhara, des bouddhas juvéniles aux boucles ondulées comme les statues d'Apollon, dans une robe aux plis lourds comme une toge ; à Mathura, un corps dilaté par le souffle sacré, l'épaule droite nue ; et à l'époque Gupta (IVe–VIe siècle), une « image idéale » aux petites boucles et au regard baissé, devenue le modèle des artistes ultérieurs en Inde, au Népal, en Thaïlande et en Indonésie.
Sources : Metropolitan Museum of Art : Buddhism and Buddhist Art · Rubin Museum of Art : Mudra (glossaire)
Qu'est-ce que l'art gréco-bouddhique du Gandhara ?
« Gréco-bouddhique » est un nom courant de l'art du Gandhara, région de l'actuel Pakistan et de l'Afghanistan, au cœur de l'Empire kouchan. Le Met explique que, dans les premiers siècles de notre ère, des éléments artistiques du monde hellénistique s'y sont mêlés au symbolisme bouddhique indien : certaines des premières images du Bouddha sous forme humaine et les plus anciens bodhisattvas datent de l'époque kouchane. Les artistes du Gandhara travaillaient la pierre et le stuc : cet art est donc avant tout de la sculpture, plutôt que de la peinture.
Sources : Metropolitan Museum of Art : Buddhism and Buddhist Art · Metropolitan Museum of Art : Kushan Empire
Qu'est-ce qu'un bodhisattva ?
Dans l'art bouddhique, un bodhisattva est généralement représenté en prince paré de bijoux, à la différence d'un bouddha en simple robe de moine. Le Met décrit Maitreya, le Bouddha du futur, figuré en bodhisattva princier avant son éveil, et indique que le bouddhisme plus tardif a ajouté des bodhisattvas et des déesses célestes, dont la plus populaire était Tara. Sur le thangka de Maitreya de l'Art Institute of Chicago, il se tient avec Manjushri et Vajrapani, qui incarnent la compassion, la sagesse et la puissance du Bouddha.
Sources : Metropolitan Museum of Art : Buddhism and Buddhist Art · Art Institute of Chicago : Bodhisattva Maitreya Surrounded by His Retinue · Art Institute of Chicago : Amitayus Buddha Surrounded by One Hundred Buddhas
Qu'est-ce que l'art bouddhique tibétain ?
L'art bouddhique tibétain, ou peinture tibétaine, désigne la peinture et la sculpture créées pour le bouddhisme au Tibet, introduit au VIIe siècle et ranimé à partir de la fin du Xe. Le Met explique que l'Inde des Pala fut la principale influence aux XIe et XIIe siècles, que des artistes népalais travaillèrent pour des commanditaires tibétains dès le XIIIe, et qu'au XVe siècle les styles népalais et chinois avaient fusionné en une synthèse proprement tibétaine. Les images servaient de supports à la méditation et marquaient naissances, décès et vœux de longue vie ; en commander une passait pour apporter des mérites.
Qu'est-ce que l'art bouddhique chinois ?
L'art bouddhique chinois, en peinture, va des immenses peintures murales de temples aux petits rouleaux verticaux. Le Bouddha de médecine Bhaishajyaguru du Met, une peinture murale des environs de 1319 venue du Shanxi, mesure plus de 15 m de large. Les peintres des Song du Sud ont réalisé à l'encre des rouleaux de Guanyin en robe blanche, le bodhisattva de la compassion vénéré dans le bouddhisme chan, et des rouleaux d'Amitabha pour la Terre pure, dont les fidèles récitent le nom pour entrer dans son paradis de l'Ouest, note le Cleveland Museum of Art.
Sources : Metropolitan Museum of Art : Buddha of Medicine Bhaishajyaguru (Yaoshi fo) · Cleveland Museum of Art : White-Robed Guanyin · Cleveland Museum of Art : Buddha Amitabha with Two Attending Bodhisattvas
Quelle place le bouddhisme tient-il dans l'art japonais ?
Au Japon, le bouddhisme a inspiré des icônes de bouddhas et de bodhisattvas, des sutras copiés à l'or et des rouleaux narratifs de légendes de temples. À la fin du XIIe siècle, note l'Art Institute of Chicago, des aristocrates qui se croyaient dans un âge de déclin du bouddhisme commandaient des sutras copiés à l'or, persuadés que tous ceux qui y participaient gagnaient des mérites. Le zen, implanté au Japon au XIIIe siècle, a apporté la peinture à l'encre : les premiers artistes japonais de cette technique furent des moines zen, dit le Met.
Sources : Art Institute of Chicago : Jingoji Sutra and Wrapper · Metropolitan Museum of Art : Zen Buddhism
Qu'est-ce que l'art zen ?
L'art zen est l'art du bouddhisme zen (chan en Chine), et aujourd'hui la peinture monochrome à l'encre est la forme d'art qui lui est la plus étroitement liée, dit le Met. Les premiers peintres japonais à l'encre furent des moines zen qui peignaient vite pour exprimer leurs convictions ; leurs sujets favoris étaient les patriarches, les maîtres et les êtres éveillés. Les images de patriarches comme Daruma (Bodhidharma), fondateur semi-légendaire du zen, étaient vénérées parce que le lien entre maître et disciple transmettait l'enseignement, explique l'Art Institute of Chicago.
Sources : Metropolitan Museum of Art : Zen Buddhism · Art Institute of Chicago : Daruma
Où voir de grandes peintures bouddhiques ?
Beaucoup des grandes peintures bouddhiques présentées ici appartiennent encore à des temples japonais, comme le Tō-ji et le Kōzan-ji à Kyoto, et plusieurs sont conservées aux musées nationaux de Kyoto et de Nara, comme les Rouleaux des légendes du mont Shigi. Aux États-Unis, le Metropolitan Museum of Art de New York expose la peinture murale du Bouddha de médecine Bhaishajyaguru, d'environ 7,5 m de haut et 15 m de large ; l'Art Institute of Chicago conserve la plupart des thangkas présentés, et le Cleveland Museum of Art une Tara verte du Tibet central des années 1260. À Paris, le musée Guimet conserve Les Assauts de Mara, une bannière de Dunhuang.
Sources : Asian Art Museum de San Francisco : Mandala of the Womb World (Google Arts & Culture) · Musée national de Kyoto : Legends of the Kegon Sect · Metropolitan Museum of Art : Buddha of Medicine Bhaishajyaguru (Yaoshi fo) · Art Institute of Chicago : The Medicine Buddha Bhaishajyaguru · Cleveland Museum of Art : Green Tara · Musée Guimet : Chine bouddhique et Asie centrale
Les peintures bouddhiques sont-elles dans le domaine public, et peut-on les télécharger gratuitement ?
Oui, presque toutes. Les œuvres de cette collection ont été faites il y a des siècles, surtout par des artistes anonymes : elles sont donc dans le domaine public aux États-Unis et dans les pays où le droit d'auteur s'éteint 70 ans après la mort de l'artiste. La plupart de nos images viennent de l'Art Institute of Chicago, qui diffuse ses images du domaine public sous licence CC0, pour un usage libre et sans restriction. Quelques pays ont leurs propres règles sur les photographies d'œuvres d'art : vérifiez-les si vous publiez hors des États-Unis.
Sources : Bibliothèque de l'université Cornell : Copyright Term and the Public Domain · Art Institute of Chicago : Open access images
Comment nous avons choisi les tableaux célèbres
Les peintures célèbres retenues ici sont les peintures bouddhiques les plus connues dans le monde, mesurées au nombre de langues dans lesquelles une encyclopédie consacre un article à chacune, vérifié en novembre 2026. La peinture bouddhique étant surtout anonyme, la limite de trois œuvres par peintre s'applique rarement ; un ensemble de rouleaux, comme les Rouleaux des légendes du mont Shigi ou ceux des fondateurs de la secte Kegon, compte pour une seule œuvre et est représenté par une scène.
Nous retenons les peintures, frontispices de sutras et mandalas à sujet bouddhique, et laissons de côté la sculpture et les œuvres célèbres pour d'autres raisons, comme les rouleaux satiriques d'animaux du Kōzan-ji. Quelques peintures célèbres manquent, faute d'une image publiable qui les montre entières et sans cadre, parmi elles la peinture murale du Bouddha de médecine du Met, accrochée dans une salle et photographiée avec le mur qui l'entoure.
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